L'exécution sur la machine
Pour la session principale, les outils tournent directement sur l'hôte tant que l'isolement n'est pas configuré, et celui-ci est coupé par défaut. Une commande malheureuse touche alors la machine entière.
Un assistant qui agit pour vous, sur une machine que vous maîtrisez.
OpenClaw est un assistant d'IA libre, distribué sous licence MIT par une fondation à but non lucratif, que l'on installe sur sa propre machine ou son serveur. Il répond dans les applications de discussion de l'équipe, exécute des commandes, navigue sur le web et accepte des extensions. L'isolement de ses outils est désactivé par défaut, et des extensions malveillantes ont circulé en 2026. Nous le déployons cloisonné, avec des extensions vérifiées.
Sommaire
OpenClaw
fondation à but non lucratif
Les outils que nous déployons
Ce qu'OpenClaw fait pour une équipe
OpenClaw sert d'assistant personnel ou d'équipe, joignable depuis les outils de discussion, et capable d'agir sur les fichiers et le web. Voici six usages, parmi beaucoup d'autres possibles.
Discord, iMessage, Telegram et plus de vingt autres canaux s'y ajoutent : chacun lui écrit dans l'application qu'il utilise déjà, et la réponse revient dans la même conversation, au bureau comme en déplacement.
Il exécute des commandes, ouvre et réécrit des fichiers, cherche et consulte des pages web ou pilote un navigateur, parmi d'autres actions. Ce pouvoir d'agir fait son intérêt, et son risque : tout dépend de ce qu'on lui laisse atteindre.
Ce qu'il apprend est consigné dans de simples fichiers texte, rangés dans son espace de travail. On les lit, on les corrige, on les sauvegarde comme n'importe quel document de l'entreprise.
Son planificateur intégré déclenche une tâche à heure fixe : synthèse quotidienne, surveillance d'une boîte de réception, relance d'un dossier en attente. Des sous-agents peuvent se partager un travail plus long.
Le registre public ClawHub propose des milliers de compétences écrites par la communauté. Chacune s'exécute avec les droits de l'assistant : nous les sélectionnons une à une, et en écrivons au besoin pour vous.
Microsoft, qui avait présenté en juin un assistant bâti sur
OpenClaw, l'a ouvert en préversion fin septembre 2026. La fondation publie aussi une plateforme pour les entreprises, encore en version préliminaire. L'outil sort ainsi du cercle des passionnés pour entrer dans les systèmes d'information.
Les réglages qui comptent, et ce que nous en faisons à l'installation, avant toute mise en route.
Un déploiement auto-hébergé, sécurisé
Une commande suffit à l'installer ; une mise en place que votre DSI peut valider demande davantage. Notre déploiement suit cinq étapes, chacune consignée par écrit.
Un usage précis, avec la liste des outils et des données qu'il peut toucher : c'est ce document que la DSI relit avant toute installation, et qu'elle peut faire évoluer ensuite.
Un serveur privé ou une machine virtuelle, jamais l'ordinateur d'un collaborateur, avec l'isolement des outils activé et un accès réseau réduit au nécessaire. Ses fichiers de mémoire y sont sauvegardés.
Seuls les comptes de l'équipe peuvent lui écrire ; un message venu d'ailleurs est ignoré, car chaque message peut déclencher une action. Les groupes de discussion ouverts au public restent exclus.
Nous lisons le code des compétences retenues, en plus de l'analyse automatique du registre, et refusons celles dont l'auteur ou le comportement pose question. Une extension écartée aujourd'hui peut être revue plus tard.
Le projet publie beaucoup d'avis de sécurité : nous les suivons, mettons à jour et vérifions après chaque version que rien ne s'est ouvert par erreur.
Les risques et leurs parades
Ils sont réels et documentés, ce qui permet de les traiter un par un. Cinq points, relevés au 5 octobre 2026 dans la documentation du projet et des rapports publics, sans tout couvrir.
Pour la session principale, les outils tournent directement sur l'hôte tant que l'isolement n'est pas configuré, et celui-ci est coupé par défaut. Une commande malheureuse touche alors la machine entière.
En février 2026, VirusTotal a relevé des centaines de compétences malveillantes sur ClawHub, dont 314 publiées par un seul compte. Le projet a depuis ajouté une analyse automatique, et recommande de traiter toute extension tierce comme du code non fiable.
Fin janvier 2026, Censys recensait 21 639 installations accessibles depuis Internet. Une faille corrigée le même mois permettait de prendre le contrôle d'une instance en un clic, à partir d'un simple lien piégé.
Tout contenu lu par l'assistant (page, courriel, document) peut porter des instructions hostiles, comme l'écrit la documentation du projet. Plus il a d'accès, plus ces instructions peuvent nuire.
La mémoire et les réglages restent sur votre machine, hors une vérification de mise à jour que l'on peut couper. Les demandes, elles, partent chez l'éditeur du modèle utilisé, sauf si un modèle ouvert tourne lui aussi en interne.
À chaque risque sa parade : l'isolement contre les commandes malheureuses, la relecture contre les extensions piégées, un accès fermé depuis Internet contre les intrusions, l'accord humain contre les consignes cachées.
Le projet joue la transparence : il indiquait fin avril 2026 avoir reçu 1 309 signalements de sécurité depuis le 10 janvier, dont 535 publiés. Cette cadence impose un suivi régulier, qu'une petite équipe a rarement le temps d'assurer seule.
Le RGPD s'applique à ce que l'assistant traite : un registre à jour, un prestataire de modèle lié par contrat, et des salariés informés de ce qu'il voit et conserve.
Les compétences à acquérir
Les utilisateurs apprennent ce qu'ils peuvent lui demander, ce qu'il ne faut jamais lui transmettre, comme un mot de passe, et comment repérer une réponse qui sort de son rôle, puis la signaler à l'administrateur.
L'administrateur apprend à régler l'isolement, à filtrer les expéditeurs, à contrôler les compétences ajoutées et à appliquer les correctifs : c'est le poste clé d'un déploiement réussi.
La DSI, enfin, reçoit un dossier qu'elle peut auditer : machine, réseau, canaux, extensions retenues et procédure de mise à jour, de quoi donner un avis éclairé sur le déploiement.

Ce qu'il en coûte
OpenClaw ne vend rien : ni abonnement, ni service hébergé, ni licence. Le coût d'un déploiement tient à la machine, au modèle et au suivi, quelle que soit la taille de l'équipe servie. Une petite machine suffit souvent pour commencer.
Le logiciel
L'assistant lui-même
Personne : licence MIT
La machine
Serveur privé ou machine virtuelle
Votre hébergeur
Le modèle
Appels à un fournisseur, ou serveur de calcul
Le fournisseur, ou votre infrastructure
Le déploiement et le suivi
Isolement, extensions, correctifs
Ceremonia, sur devis
La plateforme pour entreprises
Version préliminaire, open source
Personne, à installer chez vous
Notre devis, écrit et détaillé, précède tout engagement ; nous ne percevons rien des fournisseurs de modèles, ni des hébergeurs que nous vous recommandons.
Faits de sécurité et de gouvernance : vérification faite le 5 octobre 2026, à partir d'openclaw.ai, de sa documentation et de son dépôt.
FAQ
Il peut l'être s'il est installé avec soin : machine dédiée, isolement activé, expéditeurs filtrés, extensions relues, correctifs appliqués sans tarder. Installé par défaut sur un poste de travail, il ne l'est pas.
OpenAI n'en est pas propriétaire, mais figure parmi ses donateurs, avec Amazon et Red Hat entre autres ; Peter Steinberger, son créateur, a rejoint OpenAI en février 2026. Le projet relève depuis juillet 2026 d'une fondation sans but lucratif de droit américain.
Aucune pour l'utiliser au quotidien ; pour l'exploiter, une personne à l'aise avec un serveur, ou un prestataire qui assure l'isolement, le contrôle des extensions et le suivi des correctifs.
Il s'agit bien du même projet : il s'est appelé Clawdbot, puis Moltbot fin janvier 2026, à la demande d'Anthropic pour une question de marque, et
OpenClaw trois jours plus tard.
Le logiciel est gratuit, mais il faut compter la machine, le modèle appelé et le temps d'exploitation ; nous chiffrons notre part après avoir défini l'usage avec vous, par écrit.
Passer à l'action
Un premier entretien, sans engagement ni frais, sert à choisir cet usage, à repérer les données en jeu et à préparer le dossier que votre DSI validera, avant toute installation.

Roman Sebag
Découverte 45 min
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