Aucune permission intégrée
Pi ne limite ni l'accès aux fichiers, ni les processus, ni le réseau, ni les identifiants, et n'attend pas de feu vert avant chaque commande. L'isolement doit donc venir de l'extérieur.
Peu de fonctions au départ, celles dont vous avez besoin ensuite.
Pi est un agent d'IA open source, publié sous licence MIT, qui travaille depuis le terminal : il lit et modifie des fichiers, lance des commandes et s'étend par des modules que l'on choisit. Il fonctionne avec plus de quinze fournisseurs de modèles, ou avec un modèle que vous hébergez. Il n'intègre aucun système de permissions. Nous l'installons dans un espace cloisonné et l'adaptons à vos projets.
Sommaire
Pi
par Earendil
Les outils que nous déployons
Les usages de Pi
Pi s'adresse d'abord aux équipes qui écrivent du code ou manipulent des fichiers en nombre, et à celles qui veulent bâtir leur propre agent sans dépendre d'un fournisseur unique. Voici six travaux courants, parmi d'autres, et ce qu'il y apporte.
Il lit le projet, propose une modification, l'applique et lance les tests. Le développeur garde la décision ; Pi abat le travail de lecture et de réécriture, fichier après fichier, sans perdre le fil du projet.
Des centaines de fichiers à trier, convertir ou résumer : il écrit le script, l'exécute et rend compte de ce qui a échoué. L'extension pi-autoresearch, née chez Shopify, enchaîne de son côté des expériences automatisées pour améliorer du code.
Extensions, compétences, modèles de consignes ou thèmes : Pi s'enrichit de paquets partagés par npm ou git. Son catalogue public en recense plusieurs milliers, de qualité inégale, et vos équipes peuvent écrire les leurs.
Il accepte désormais le protocole MCP, qui relie un agent à des logiciels tiers, et un module distinct le fait travailler depuis une messagerie comme Discord ou Telegram. Chaque raccordement élargit ce qu'il atteint, donc ce qu'il faut surveiller.
Anthropic, OpenAI, Google,
Mistral ou xAI, entre autres fournisseurs, ou un modèle ouvert servi, par exemple, par Ollama ou vLLM sur vos machines : le changement se fait dans un fichier de réglages, sans toucher au reste.
Sa bibliothèque se réutilise dans d'autres programmes :
OpenClaw s'en est longtemps servi. Une entreprise y trouve un socle pour bâtir un agent interne sans tout réécrire, puis le confier à des équipes non techniques.
Ce que Pi propose d'emblée, et ce qu'il laisse volontairement de côté.
Installer Pi proprement
Pi s'installe en une commande ; le travail sérieux consiste à lui donner un cadre où il ne peut rien abîmer. Notre façon de faire, en cinq étapes.
Un dépôt, un dossier de données, un service : nous délimitons ce que Pi peut lire et modifier, et ce qui reste hors de sa portée, secrets et données de production en tête.
Docker ou une machine virtuelle légère, comme la documentation le recommande : ses commandes s'exécutent là, jamais sur le poste ni le serveur de production, et l'accès au réseau se restreint au strict utile.
Un fournisseur sous contrat professionnel, ou un modèle ouvert exploité en interne si le code et les données sont confidentiels. Nous comparons les deux sur un vrai chantier avant de choisir.
Nous lisons chaque extension avant de l'installer, car un module tiers s'exécute avec les mêmes droits que Pi ; la liste retenue est tenue à jour et versionnée avec le projet.
Un fichier décrit vos conventions, vos commandes et vos interdits ; Pi le lit à chaque session, et nous le révisons avec l'équipe quand ses habitudes changent.
Ce que Pi peut toucher
Pi atteint ce que la machine qui l'héberge lui laisse atteindre : il ne se restreint pas lui-même. Cinq points parmi d'autres, tirés de sa documentation au 5 octobre 2026, à garder en tête.
Pi ne limite ni l'accès aux fichiers, ni les processus, ni le réseau, ni les identifiants, et n'attend pas de feu vert avant chaque commande. L'isolement doit donc venir de l'extérieur.
Un fichier d'instructions ou un commentaire glissé dans un projet peut détourner l'agent ; la documentation de sécurité de Pi le qualifie de risque contre lequel on ne peut pas se protéger.
Ce que Pi lit part vers le fournisseur du modèle choisi ; avec un modèle exécuté en interne, rien ne quitte l'entreprise. Le choix du modèle est donc aussi un choix de confidentialité.
Plusieurs vulnérabilités ont été publiées en 2026, dont une élévation de privilèges locale en juin et le chargement d'extensions de projet sans accord : il faut donc suivre les mises à jour de près.
Leur historique reste sur la machine qui exécute Pi, sous forme de fichiers : à protéger, sauvegarder et purger comme n'importe quelle donnée de projet.
Le projet appartient depuis avril 2026 à Earendil, une société à mission (public benefit corporation), qui s'est engagée à garder Pi sous licence MIT ; certains ajouts futurs pourraient, eux, être fermés.
Un projet open source dépend aussi de ceux qui le financent et le maintiennent : nous suivons pour vous ses annonces, ses changements de licence éventuels et ses correctifs.
Si des données personnelles passent par Pi, le RGPD s'applique au traitement : choix du fournisseur de modèle, durée de conservation des sessions, accès des développeurs. Mieux vaut travailler sur des jeux de données anonymisés chaque fois que c'est possible.
Monter en compétence
Côté développeurs, on apprend à travailler par petites demandes vérifiables, à relire chaque modification avant de la valider, et à tenir à jour le fichier de consignes du projet.
La personne responsable de l'outil se forme au cloisonnement de l'agent, au choix des modules et au suivi des versions : elle fixe ce que Pi peut atteindre.
Les responsables techniques, enfin, apprennent à lire les changements réellement apportés par l'agent, à partir de l'historique des sessions et du suivi des versions du code, avant toute mise en production.

Ce que coûte Pi
Pi est gratuit : sa licence MIT autorise un usage commercial, modifications comprises. La dépense vient du modèle qu'il appelle et des heures consacrées à le cadrer, puis à le maintenir.
Le logiciel
Licence MIT
Gratuit
Le modèle
API d'un fournisseur ou modèle interne
À l'usage, ou le serveur qui porte le modèle
L'isolement
Conteneur ou machine virtuelle
Une part de serveur, souvent existante
Les modules
Paquets publics ou écrits pour vous
Gratuits, ou le temps de les écrire
La maintenance
Mises à jour, revue des modules, purge des sessions
Du temps d'équipe, régulier
Earendil prépare aussi une passerelle d'accès aux modèles, encore à ses débuts. Notre propre intervention, elle, est chiffrée dans un devis remis avant tout démarrage.
Contrôle effectué au 5 octobre 2026 sur pi.dev et dans le dépôt du projet : licence, fonctions et règles de sécurité.
FAQ
Rarement seul : il se pilote depuis le terminal et suppose de savoir lire ce qu'il produit. Il sert plutôt de socle à un agent que nous construisons pour vos équipes non techniques, avec une interface à leur mesure.
Oui, sous licence MIT, et Earendil, qui l'a racheté en avril 2026, s'est engagée à ne pas changer cette licence. Les propositions des nouveaux contributeurs sont fermées automatiquement, puis relues chaque jour par l'équipe.
Oui, avec un modèle ouvert servi en interne par Ollama, vLLM ou un serveur comparable. La qualité dépend alors du modèle retenu et de la machine qui le porte ; nous l'éprouvons sur vos cas avant de trancher.
Parce qu'il exécute des commandes sans demander d'accord et n'a pas de permissions propres. Le conteneur borne ce qu'une erreur ou une consigne piégée pourrait abîmer.
OpenClaw a longtemps embarqué des briques de Pi. Il dispose aujourd'hui de son propre moteur et n'en garde que l'interface du terminal ; les deux projets restent distincts, avec des équipes différentes.
Passer à l'action
Une première conversation, offerte, permet de choisir ce chantier, le modèle à brancher et l'isolement adapté à vos machines, puis de fixer la façon d'en mesurer le résultat.

Roman Sebag
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